Le ramassage des déchets se poursuitSt-Nazaire (AP) - Mar 12 Dec 00 - 15h42 - 1 an après le naufrage de l»'Erika», le nettoyage des côtes souillées n'est toujours pas achevé. Certes, les traces de pétrole ont quasiment disparu des plages du Finistère, du Morbihan, de Loire-Atlantique et de Vendée. Mais les tâches restantes sont les plus persistantes et les plus difficiles à enlever.C'est en Loire-Atlantique que les traces de marée noire restent les plus nombreuses avec 555 personnes travaillant encore sur 34 chantiers, a souligné la préfecture de Loire-Atlantique dans un communiqué. C'est moins que durant les six premiers mois de l'année, lorsque plus de 900 personnes, en moyenne, s'affairaient chaque jour sur les chantiers de nettoyage. Actuellement, le ramassage des déchets s'effectue autant dans le nord-Loire que dans le sud-Loire et, à titre d'exemple, un des sites de stockage accueillait encore à la fin novembre entre 46 et 102 tonnes par semaine. Parmi les 35 kilomètres de côtes de Loire-Atlantique restant à nettoyer, deux chantiers importants font l'objet d'études, a précisé Nicolas Haudebourg, secrétaire général de la sous-préfecture de Saint-Nazaire, interrogé par l'Associated Press. «Nous devons déplacer tout l'enrochement de Pen Bron, sur la rade du Croisic, car nous pensons que du pétrole se cache là», a expliqué M. Haudebourg. L'enrochement de Pen Bron est une ligne de roches artificielles qui protègent la dune sur 150 à 200 mètres de long et deux à trois mètres de haut. Second gros chantier: le traitement de la plaque de pétrole posée sur le fond de la mer sur 2.000 mètres carrés à l'entrée du «trait» du Croisic, passage étroit dans lequel l'eau s'engouffre à marée haute. L'Etat réfléchit à un pompage intégral de cette plaque, sédiments compris, pour la rejeter hors de la zone, riche en ostréiculture et marais salants. L'objectif de l'Etat en Loire-Atlantique est de finir le nettoyage des côtes pour le début du printemps prochain. Dans le Morbihan, les traces de marée noire sont également nombreuses avec sept chantiers encore ouverts, tous situés à Belle-Ile- en-Mer. Sur cette île, 170 personnes, militaires de la Sécurité civile, CDD et sous-traitants de TotalFinaElf, creusent dans le sable à la recherche de pétrole, parfois enfoui à un mètre de profondeur, et descendent les falaises en rappel afin de gratter les tâches fixées aux parois. Il y a même une nappe résiduelle, située à 50-100 mètres de Belle-Ile-en-Mer et posée par 15 mètres de fond, qui crache ses boulettes sur les côtes au premier coup de vent. Lorsque les conditions le permettent, des plongeurs ramassent dans des sacs le pétrole visqueux alourdi par l'eau de mer, a précisé au téléphone Jean-Luc Néro, responsable de la Protection civile dans le Morbihan. A cause de leur dangerosité, les chantiers de Ploemeur, Quiberon et Saint-Gildas-de-Rhuys, situés en pied de falaise où la mer s'engouffre plus fortement, ont été stoppés à la mi-septembre et reprendront en début d'année. Dans le Finistère et en Vendée, à l'extrémité nord et sud de la zone souillée, les traces sont infimes, mais là aussi persistantes, avec respectivement 10 et 14 contrats à durée déterminée encore à pied d'oeuvre. |
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