A 95 ans, le "Père de la plongée" Commandeur de la Légion
d'Honneur
Philippe TAILLIEZ s'associe pleinement au combat que mènent les
structures indépendantes ANALYTIKA et SMC2 dans cette noire affaire,
et
souhaite transmettre à tous les plongeurs bretons et vendéens
le
témoignage de sa sollicitude en ces jours sombres.
De plongeur à
plongeurs.
Philippe TAILLIEZ.
philippe@archipelaego.org
http://www.archipelaego.org
Message de Bernard TAILLIEZ Gérant - Directeur Scientifique ANALYTIKA
En réponse
à la préoccupation légitime de tous nos amis plongeurs
bretons et vendéens quant à la toxicité des rejets pétroliers
qui
souillent les eaux dans lesquelles ils avaient l'habitude de s'adonner
librement à leur sport préféré, je vous confirme
la nature TOXIQUE et
CANCERIGENE pour l'HOMME, des rejets côtiers en provenance de l'épave
ERIKA / TOTALFINA (sans parler, ce sont d'autres sujets, de l'effet
néfaste avéré de ces déchets sur les organismes
aquatiques, et de leur
INEVITABLE introduction dans la chaine alimentaire).
Mais, en ce qui
concerne l'homme, il ne faut pas confondre TOXICITE et
RISQUE.
Si toutes les précautions
requises, visant à empêcher tout contact
direct cutané avec ces rejets, sont prises, vous ne courrez donc AUCUN
risque.
Malheureusement,
plongeur et fils de plongeur moi-même, je réalise qu'il
ne sera plus guère possible -pendant de longues années- à
un plongeur
breton ou vendéen, de se mettre à l'eau dans les eaux bretonnes
et
vendéennes sans prendre le risque d'un contact accidentel avec ces
déchets, toxiques et cancérigènes.
En cas de contact
cutané accidentel, il conviendra de ne PAS employer de
solvant pour nettoyer l'épiderme, mais d'essuyer celui -à plusieurs
reprises à l'aide de linges imbibés de corps gras (alimentaire
de
préférence, beurre ou huile), et en frottant le moins possible
pour
éviter la pénétration transcutanée, puis d'éliminer
le corps gras
résiduel sur la peau par lavage à grande eau avec un savon doux
ou un
détergent non agressif.
La biodégradabilité
des composés aromatiques polycycliques -à l'origine
du caractère cancérigène de ces déchets, étant
faible ou très faible, il
est à craindre que cette déplorable situation persiste pendant
de
nombreuses années sur les 500 Km de cotes atlantiques touchées
par cette
catastrophe écologique de grande envergure.
Un bien triste
bilan à porter au "crédit" du fleuron de l'industrie
pétrolière francaise.
Bernard
TAILLIEZ.
btailliez@labo-analytika.com
http://www.labo-analytika.com