L'inclusion de ces sept nouveaux secteurs industriels, en plus de l'industrie manufacturière, porte à 3.600.000 T le total annuel des émissions de produits chimiques toxiques déclarés aux USA, soit environ le triple des chiffres précédemment annoncés.
Les nouveaux secteurs industriels inclus dans ces statistiques sont : la production
d'électricité, l'industrie
minière du charbon, les industries minières des métaux,
le commerce de gros des produits chimiques, les usines et terminaux traitant
le pétrole brut, les usines de récupération des solvants
et les installations de
traitement, stockage et élimination des déchets dangereux.
Ces secteurs s'ajoutent à ceux de l'industrie manufacturière,
dont les émissions étaient déjà comptabilisées
depuis plusieurs années.
Ces nouveaux chiffres -reflétant l'année 1998- relatifs au total des émissions toxiques seront dorénavant considérés comme la "ligne de base" pour l'évaluation des tendances futures.
Le Vice-Président Al Gore a déclaré : "le fait de
révéler aux citoyens l'information de base relative aux émissions
toxiques constitue le plus puissant moyen dont nous disposons pour assurer la
protection de la santé publique et de l'environnement au niveau les communautés
locales.
C'est pourquoi l'administration a décidé de procéder à
l'ouverture complète de l'accès du public à ces informations
vitales. Les citoyens disposent dorénavant de plus d'information que
jamais pour assurer la protection de leurs communautés, de leur santé
et de la santé de leurs enfants".
Parmi les nouvelles industries appelées à rendre des comptes annuels
pour leurs émissions toxiques, l'industrie minière des métaux
génère un total de 1.750.000 T, le secteur de la production d'électricité
550.000 T, récupération des solvants et traitement-stockage-élimination
des déchets toxiques génèrent 140.000 T, l'industrie minière
du charbon 66.000 T, usines et terminaux de traitement du pétrole brut
génèrent 2350 T, et le commerce de gros des produits chimiques
800 T.
L'inventaire des rejets toxiques pour 1998 est en diminution de 45% --750.000
T-- pour ce qui concerne les industries manufacturières surveillées
depuis onze ans (1988-98). Par rapport à l'inventaire de 1997, les rejets
toxiques de ces industries manufacturières ont baissé de 45.000
T; les rejets dans l'air ont baissé de 6% tandis que les rejets dans
les sols ont diminué de 0.2%. Par contre, les rejets dans l'eau ont légèrement
augmenté, moins toutefois que l'année précédente.
L'EPA considère cette augmentation comme conjoncturelle, et s'attend
à une diminution prochaine des rejets toxiques dans l'eau.Parmi les huit
secteurs industriels dorénavant tenus de rendre des comptes, l'industrie
minière des métaux est la plus polluante (48% du total).
Viennent ensuite le secteur manufacturier (33%), la production d'électricité
(15%), récupération des solvants et traitement-stockage-élimination
des déchets toxiques (4%), et les secteurs restants (moins de 1% chacun).
Les nouveaux chiffres annoncés aujourd'hui pour les sept secteurs industriels
résultent d'une directive signée par le Président Clinton
en 1997. L'administration Clinton-Gore avait déjà accru de 30%
de
nombre de sites industriels tenus de rendre des comptes, et cette dernière
modification provoque une nouvelle augmentation de 9% (de 21.000 à 23.000)
des sites comptabilisés par le programme "Droit-de-savoir des Communautés".
En 1995, l'administration a presque doublé le nombre de produits chimiques
à prendre en compte, portant cette liste de 328 à 644 actuellement.Le
programme d'inventaire des rejets toxiques de l'EPA (TRI Toxic Release Inventory)
impose aux industriels de rendre publics les quantités de produits chimiques
toxiques que leurs installations rejettent annuellement dans l'air, l'eau et
le sol. Ces données et leur contexte sont accessibles via Internet sur
le site de l'EPA : http://www.epa.gov/tri.
Le dernier exemple en date des efforts de l'administration pour faciliter l'accès
aux données de cet inventaire, est un nouvel outil informatique de recherche
"TRI EXPLORER", relié à la page d'accueil du site, qui
fournit les déclarations au niveau de chaque commune.
Chaque citoyen peut ainsi trier les données par site industriel, par
produit chimique, par zone géographique, ou par industrie, aussi bien
au niveau régional qu'au niveau national.
La disponibilité de ces données permet de suivre les progrès
éventuels d'un site industriel particulier quant à la réduction
des rejets chimiques toxiques.