Collectif citoyen
anti-marées noires
de St nazaire
et
La Coordination des Collectifs marée noire du littoral
COMMUNIQUE DE PRESSE du 7 Juillet 2000
Le montant
des préjudices de la catastrophe de l'Erika s élèvera
à plusieurs milliards. Le remboursement du FIPOL est plafonné
à 1,2 milliard. En plus aujourd'hui, le FIPOL s'octroie le droit de
ne rembourser que 50% des préjudices qu'il reconnaît comme étant
recevables. L'État et les ollectivités, donc le contribuable,
ne doivent pas finalement être les payeurs. Il est scandaleux de voir
Total faire sa publicité et inviter les acteurs politiques à
"un petit déjeuner d information" plutôt que de s'engager
à assurer le relais du FIPOL. Il faut le rappeler : le groupe pétrolier
Total-Fina-Elf provisionne à ce jour, en tout et pour tout, 850 millions,
c est-à-dire à peine 3% de ses bénéfices 1999.
Bénéfices réalisés grâce à la logique
de profit qui a prévalu pour choisir un bateau battant pavillon de
complaisance et connu pour son mauvais état, cela au détriment
de l'environnement et de la sécurité des hommes.
Les collectifs rappellent qu'ils ont demandé dès le début
de la catastrophe un contrôle citoyen des opérations de pompage
de l'Erika. Pourquoi
n'auraient-ils pas un droit de regard avec des experts sur les opérations
et les prélèvements effectués sur l'épave ? Ils
exigent des prélèvements dans chacune des cuves et que ces prélèvements
soient confiés à plusieurs laboratoires indépendants.
Il faut obtenir l'application du principe "pollueur- payeur" pour les pétroliers. Pour que la catastrophe de l Erika soit effectivement la dernière, les groupes pétroliers affréteurs doivent devenir pénalement et civilement responsables. C'est en rendant financièrement responsables les affréteurs des bateaux, donc les compagnies pétrolières, que nous arriverons à les voir investir dans la sécurité du transport maritime.
Le 5 février, plus
de 35000 manifestants ont dit : "Marées noires, assez de complaisances".
A ce jour, la justice pénale et l'État n'ont rien intenté
contre Total. Le Président et le Premier ministre doivent faire preuve
de détermination et proposé des mesures efficaces pour ne plus
voir se renouveler cette situation à l'avenir. La France est aujourd
hui à la présidence de l Europe. Cette opportunité doit
être saisie.M.
Jospin vient dans le Morbihan et à Brest ce samedi 8 juillet ; les
collectifs demandent à le rencontrer.
http://collectif.littoral.free.fr