Nantes, le 9 mars 2000.
La Coordination
des Collectifs marée noire du littoral atlantique
(Lorient, Nantes, Quimper, Vannes, Vendée)
Communiqué DE PRESSE
La Coordination des Collectifs marée noire du littoral atlantique estime que le rapport de l’INERIS confirme à quel point la population a été mal informé. Pendant 3 mois, il n’y a eu aucune publicité de la part des autorités, tant locales que nationales, concernant la nature cancérigène de la cargaison de l’Erika, alors que même cette information était connue des pouvoirs publics dès le départ en mer du bateau.
Le rapport estime que les risques sont minimes lorsque les consignes ont été respectées… Or, les professionnels et les bénévoles qui ont procédé à la dépollution n’ont pas tous bénéficiés d’une protection minimale : tout le monde n’a pas eu de masque ou de gants adaptés au produit. A l’évidence, le nécessaire " principe de précaution " n’a pas était mis en œuvre, ce qui est profondément regrettable.
La bataille des Collectifs pour une plus grande transparence doit se poursuivre. A cette fin, des débats seront organisés dans les jours à venir avec des bénévoles et des spécialistes.
La Coordination des Collectifs recommande à toutes les personnes qui ont participé aux opérations de nettoyage de demander un certificat d’exposition à la cargaison de l’Erika auprès des municipalités où ils sont intervenus ou de la Médecine du travail. Elle redemande la mise en place urgente d’un suivi médical des bénévoles et des professionnels qui ont été exposés à ce fioul. Et qu’on arrête enfin de recourir aux bénévoles.
C’est un nouvel aspect des responsabilités de TOTAL : TOTAL a sciemment transporté des produits dangereux dans un bateau douteux. Pour quelques bénéfices supplémentaires, TOTAL-FINA a pris le risque de mettre en danger les bénévoles et professionnels qui ont nettoyé le littoral. TOTAL devra payer !