1 Généralités à propos des cancers professionnels
1.1 Fréquence
Une enquête de l'O.M.S. montre que les cancers professionnels
semblent représenter 1 % de l'ensemble des cancers. En France, le
Ministère du Travail
et de la Santé estime ce chiffre à 3 %. Aux États-Unis,
les experts du National Cancer Institute prédisent que dans les
années à venir, 30 % des
cancers pourraient être dus à une exposition professionnelle,
ce chiffre ayant été avancé uniquement à partir
des données concernant l'exposition à six
types de matériaux : l'amiante, l'arsenic, le nickel, le chrome,
le benzène, certains dérivés du pétrole.
Higginson et Muir ont affirmé en 1977 que 80 % des cancers humains
seraient liés à des facteurs environnementaux. Cette notion
tient compte de la
pollution générale de l'air et de l'eau, des boissons
et des aliments, des pollutions professionnelles, des auto-pollutions comme
le tabac.
1.2 Les différents modes d'action des substances cancérogènes
Il y a les substances cancérogènes qui sont susceptibles
d'induire seules le développement d'un cancer (benzo-a-pyrène,
benzidine) et les
co-cancérogènes qui induisent un cancer en présence
d'un facteur associé (alcool, traumatisme).
On peut classer les cancérogènes en fonction de leur mode d'action :
ceux qui agissent par contact direct : amiante
au niveau des poumons, arsenic sur la peau
ceux qui doivent être métabolisés
: les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les alkylants, les aflatoxines
ceux qui sont synthétisés in
vivo à partir de précurseurs exogènes : formation
de nitrosamines.
1.3 Classification du Centre International de Recherche sur le Cancer (Lyon, France)
Le CIRC classe les produits chimiques et les procédés de fabrication en 5 catégories internationalement reconnues :
1.3.1 Groupe 1 - L'agent est cancérogène pour l'homme
La cancérogénicité de ces produits est établie
par des indices suffisants. Par exemple l'arsenic et ses composés,
les aflatoxines, le benzène. Dans les
procédés industriels classés dans ce groupe, on
retrouve la production d'aluminium, celle de coke, l'industrie du caoutchouc
1.3.2 Groupe 2 - L'agent est probablement cancérogène pour l'homme
On trouve dans cette catégorie les agents pour lesquels les indices
d'action cancérogène sur l'homme sont presque suffisants
et ceux pour lesquels la
cancérogénicité a été établie
expérimentalement sans que l'on dispose de données relatives
à l'homme. Ainsi, il y a deux sous-groupes :
- Groupe 2A. L'agent est probablement cancérogène
pour l'homme. On dispose d'indices limités d'une action cancérogène
sur l'homme et d'indices
suffisants de cancérogénicité chez l'animal. À
titre exceptionnel on peut classer dans ce groupe des agents pour lesquels
on a l'un ou l'autre. Par
exemple l'acrylonitrile, l'aldéhyde formique, le béryllium
et ses composés.
- Groupe 2B. L'agent pourrait être cancérogène
pour l'homme. On dispose d'indices limités d'une cancérogénicité
pour l'homme mais pas d'indices
suffisants de cancérogénicité chez l'animal. On
peut aussi trouver des agents avec des indices inadéquats d'action
cancérogène pour l'homme ou
absence de données pour l'homme et d'indices suffisants de cancérogénicité
pour l'animal ; encore des indices inadéquats chez l'homme mais
des
indices limités chez l'animal. Dans cette catégorie on
trouve par exemple les toluènes chlorés, l'acrylamide, le
bromate de potassium, ainsi que les
procédés de traitement des bois utilisés en charpenterie
et en menuiserie.
1.3.3 Groupe 3 - L'agent ne peut être classé du point de vue de sa cancérogénicité pour l'homme
Sont classés dans cette catégorie les agents qui ne peuvent être classés ailleurs
1.3.4 Groupe 4 - L'agent est probablement non cancérogène pour l'homme
Ce sont les agents pour lesquels on dispose d'indices dans le sens d'une
absence de cancérogénicité pour l'homme ainsi que
d'indices dans le sens
d'une absence de cancérogénicité pour l'animal
. On peut également trouver des agents pour lesquels on a des indices
inadéquats ou des absences de
données de cancérogénicité pour l'homme
mais des indices dans le sens d'une absence de cancérogénicité
pour l'animal.
Cette catégorie ne contient qu'un seul agent à l'heure
actuelle : le caprolactame.
Sur des milliers de produits, à peu près 700 ont été testés par le CIRC.
2 Caractères généraux des cancers professionnels
L'origine professionnelle de certains cancers a été suspectée
dès 1775 par Sir Percival Pott avec le cancer du scrotum des ramoneurs
(dû au
benzo-a-pyrène contenu dans la suie).
Chez l'homme, on peut estimer que les effets de chaque dose isolée
s'ajoutent, sans aucune perte, pendant toute l'existence ; ce qui explique
que le
seuil de toxicité ne peut être déterminé
avec précision. Pour certains auteurs, la dose totale nécessaire
est d'autant plus faible que le facteur
cancérogène est absorbé à petites doses,
fractionnées dans le temps, c'est souvent le cas d'une exposition
professionnelle.
Il n'y a pas de caractères médicaux spécifiques aux cancers professionnels :
il existe une très grande latence entre
l'exposition au risque et l'apparition du cancer (jusqu'à de 50
ans),
il n'y a pas de différence histologique
avec les cancers qui ne sont pas d'origine professionnelle.
il y a sommation des effets de l'exposition
au risque et des facteurs extra professionnels (comme le tabac et l'alcool),
Mais il y a des caractères épidémiologiques spécifiques aux cancers professionnels :
le diagnostic clinique est souvent porté
après la période d'activité et le diagnostic étiologique
n'est pas fait,
il peut y avoir eu plusieurs expositions
à des cancérogènes, simultanées ou successives.
Les procédés de fabrication évoluent et il est difficile
10, 20, 30 ans après les faits de reconstituer
l'historique de ces expositions. A cela concourent aujourd'hui, une grande
mobilité géographique de
la main-d'oeuvre, la précarité
de l'emploi.
certaines populations exposées sont
très réduites en nombre,
le secret médical français est
un des plus stricts, nous avons peu de registres du cancer,
il faut tenir compte de facteurs extérieurs
tels le tabac, l'alcool, l'alimentation etc
3 Classification des cancers par appareils
3.1 Les cancers de la peau
Le plus souvent, il existe des lésions précancéreuses
dont certaines ont particulièrement tendance à dégénérer
comme la kératose arsenicale, la
kératose du goudron.
On peut observer tous les types histologiques de tumeurs cutanées
: les épithélioma baso-cellulaires et spino-cellulaires,
les mélanomes et les
sarcomes. On peut classer les agents responsables en :
3.1.1 Agents physiques
Les radiations ionisantes
Elles sont responsables de radiodermites (associant atrophie cutanée,
télangiectasies, pigmentation) qui peuvent évoluer en épithélioma
intradermique
spino ou baso-cellulaire (proche de la maladie de Bowen) puis en cancer
envahissant. Ces cancers sont de plus en plus rares grâce aux mesures
de
prévention
Les radiations ultraviolettes
Elles sont responsables d'épithéliomas spino-cellulaires
et de mélanomes malins.
Les rayonnements électromagnétiques
Sont incriminés dans la survenue de mélanomes.
3.1.2 Agents chimiques
Les métaux
- L'arsenic peut être responsable d'une mélanodermie,
puis d'une kératodermie palmo-plantaire, puis d'une maladie de Bowen
avant de favoriser la
survenue d'épithéliomas spino-cellulaires notamment chez
les viticulteurs ayant manipulé des pesticides arsenicaux. Ces cancers
sont réparés au titre
des maladies professionnelles (tableau 20 du régime général
et 10 du régime agricole)
Les dérivés organiques
- Les hydrocarbures polycycliques aromatiques en particulier le benzo-3,4-pyrène
contenu notamment dans le brai de houille et les goudrons. Le plus
souvent ils sont à l'origine d'épithéliomas qui
surviennent rarement sur peau saine. Ils sont indemnisés au titre
des maladies professionnelles (tableau
16 bis du régime général et 35 bis du régime
agricole)
- Quelques cas d'épithéliomas spinocellulaires multiples
ont été observés chez des salariés manipulant
des résines époxydiques et qui présentaient des
poussées itératives d'eczéma.
3.2 Les cancers du tissu hématopoïétique
On peut rencontrer des leucémies, des lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens, des myélomes multiples et la maladie de Waldenström.
3.2.1 Agents organiques
Le benzène
Il est responsable surtout de leucémies myéloïdes
chroniques, de leucémies lymphoïdes chroniques, de leucémies
aiguës, d'érythroleucémies
benzéniques. Il faut noter la fréquence et la durée
des anomalies chroniques de la formule sanguine à type de polynucléose,
d'hyperlymphocytose ou
d'hyperéosinophilie avant l'apparition de la leucémie.
Les leucémies et les syndromes myéloprolifératifs
sont indemnisés au titre des maladies
professionnelles (tableau 4 du régime général
et 19 du régime agricole)
Les hydrocarbures benzéniques
Quoiqu'ils soient classiquement présentés comme sans
danger de cancer, il faut douter de l'absence de benzène dans leur
composition. Voir les nuances
de vocabulaire autour du mot "benzène", au chapitre correspondant.
L'acrylonitrile peut être responsable de tumeurs du tissu hématopoïétique.
3.2.2 Agents physiques
Ce sont principalement les rayonnements ionisants.
Ils peuvent donner des syndromes déficitaires mais également
des syndromes prolifératifs aussi bien après irradiation
aiguë
qu'après exposition chronique à petites doses. Ce sont
le plus souvent des leucémies myéloïdes. Les leucémies
sont indemnisées
au titre des maladies professionnelles (tableau 6 du régime
général et 20 du régime agricole).
3.3 Les cancers O.R.L
3.3.1 Cancers des cavités nasales et sinusiennes
Les localisations sinusiennes sont plus fréquentes que celles des fosses nasales.
Au niveau des fosses nasales, la symptomatologie se résume à
une obstruction nasale et des épistaxis. Le diagnostic est fait
par un examen au
spéculum et la rhinoscopie postérieure. Aux stades précoces,
les examens endoscopiques peuvent être utiles. Les douleurs nasales,
les céphalées et la
perception d'une tuméfaction latéro-nasale sont des signes
tardifs. À l'examen anatomo-pathologique, ce sont surtout des carcinomes
épidermoïdes.
Au niveau des sinus, ce sont surtout les localisations maxillaires et
ethmoïdales qui prédominent. La rhinorrhée est d'abord
séreuse puis purulente,
unilatérale, accompagnée d'épistaxis spontanée,
d'abondance variable et associée à une obstruction nasale.
Les signes oculo-orbitaires sont tardifs :
dème palpébral, larmoiement, exophtalmie, parfois
douleur faciale atypique. À un stade évolué on peut
voir la bilatéralisation des symptômes et des
déformations faciales. Le diagnostic repose sur les rhinoscopies
antérieure et postérieure, les radiographies de sinus (front-nez,
nez-menton-plaque,
profil, Hirtz) et le scanner. L'examen anatomopathologique montre en
règle générale des adénocarcinomes.
Dérivés organiques
- Le travail du bois : l'action des tannins est vraisemblablement le
principal facteur responsable. Tous les bois peuvent être incriminés
en particulier
les feuillus et les bois exotiques. Le maximum d'exposition se fait
lors de travaux de sciage et de ponçage. On observe l'apparition
d'adénocarcinomes
de l'ethmoïde. Leur découverte se fait le plus souvent
entre 40 et 75 ans. Le délai entre l'apparition des signes fonctionnels
et le diagnostic du cancer
est de 16 mois en moyenne (2 mois à 3 ans). Ce cancer est réparé
au titre des maladies professionnelles (tableau 47 ter du régime
général, 36 du
régime agricole).
- L'industrie du cuir : les poussières du cuir sont responsables
de cancers de l'ethmoïde identiques à ceux observés
dans les expositions aux
poussières de bois.
- Alcool éthylique et méthylique : un excès de
cancers des voies aéro-digestives supérieures a été
constaté dans des usines fabriquant ces alcools.
- Autres : Poussières de farine, poussières de charbon,
poussières de textile. Sont également évoqués
les encres d'imprimeries contenant des tannins,
le travail dans les fonderies, laminoirs et forges ainsi que dans l'industrie
pétrolière.
Les dérivés inorganiques
- Le nickel carbonyle Ni(CO)4 est utilisé à petites doses
lors des opérations de purification du métal. La latence
d'apparition est de 10 à 40 ans. On
observe surtout des épithéliomas malpighiens de la courbure
antérieure du cornet moyen. Ce cancer est réparé au
titre du tableau 37 ter des maladies
professionnelles (Régime général).
- Le chrome, en particulier ses dérivés hexavalents,
est responsable de localisations surtout sinusiennes.
3.3.2 Cancers du larynx
Le plus souvent les localisations sont glottiques et sus-glottiques.
L'amiante a été incriminé.
DANS CES CANCERS, IL FAUT ABSOLUMENT PRENDRE EN COMPTE L'ACTION ASSOCIÉE DU TABAC ET DE L'ALCOOL.
3.3.3 Cancers du pharynx
Peu de preuves sont apportées sur une origine professionnelle
de ces cancers hormis peut-être pour les nitrosamines liées
à une consommation
importante de poisson fumé.
3.4 Les cancers de l'appareil digestif
Cancers du foie
C'est principalement le chlorure de vinyle (ou monochloro-éthylène)
qui est incriminé. Cette substance sert à la fabrication
du PVC ou polychlorure de
vinyle, matière plastique bien connue. Il est à l'origine
d'angiosarcomes : la tumeur est souvent multicentrique au sein d'un foie
hypertrophié. La
symptomatologie est d'évolution très lente : troubles
dyspeptiques variés, douleurs abdominales atypiques. Puis apparaît
une atteinte hépato-biliaire
grave avec ictère, hépato-splénomégalie
et tableau d'hypertension portale. L'évolution est habituellement
loco-régionale, des métastases sont notées
dans 30 % des cas (principalement au poumon, sur la plèvre,
sur le péricarde, l'intestin grêle et aux ganglions). Le traitement
repose sur la
combinaison de chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie.
C'est cependant une tumeur rare : 28 cas reconnus en France pour 5 000
salariés exposés.
Elle touche surtout les décroûteurs d'autoclave. Cette
maladie est indemnisée au titre du tableau 52 des maladies professionnelles
(régime général).
Le bromure de vinyle a une structure proche de chlorure de vinyle mais
aucun cas de tumeur n'a été décrit chez l'homme. Le
tétrachlorure de carbone a
été responsable de quelques cas d'hépatomes.
Un grand nombre de substances ont été suspectées
de créer des cancers du foie, du moins sur un plan expérimental,
mais aucun cas humain n'a encore
été formellement décrit.
3.5 Les cancers pleuro-pulmonaires
3.5.1 Dérivés autres que l'amiante
Dérivés inorganiques
Arsenic, chrome, fer, nickel, béryllium, cadmium, aluminium.
La silice est maintenant classé comme cancérogène.
Dérivés organiques
Les hydrocarbures polycycliques aromatiques notamment les goudrons
de houille, les goudrons-asphaltes, les huiles minérales, le gaz
ypérite.
Agents physiques
Poussières et gaz radioactifs. Il s'agit le plus souvent de
cancers à petites cellules du lobe inférieur droit, d'évolution
très maligne.
3.5.2 Les amiantes
Le mésothéliome malin primitif
Qui peut apparaître même pour de faibles expositions au
risque, après une latence longue de 20 à 40 ans. Il évolue
indépendamment de l'asbestose et
n'est pas favorisé par le tabac. Il peut toucher la plèvre,
le péricarde, le péritoine.
Cliniquement, dans un contexte d'altération de l'état
général, fièvre à 38°c, on observe une
dyspnée associée à une pleurésie douloureuse
intarissable
de type exsudat inflammatoire sérosanglant riche en acide hyaluronique
ou dans 30 % des cas une forme squirrheuse, sèche et engainante.
Radiologiquement, en absence d'épanchement, on note un aspect
festonné et tumoral de la plèvre, des opacités nodulaires,
denses, mal limitées et une
perte du volume de l'hémithorax qui s'aggrave (ce qui est pathognomonique).
Le diagnostic sera confirmé par biopsie pleurale. Le diagnostic
histologique est souvent difficile, car il existe une ressemblance avec
un
adénocarcinome.
L'évolution est fatale en 6 à 18 mois par envahissement
pariétal.
Le cancer broncho-pulmonaire
Il survient principalement chez les fumeurs après 20 à
30 ans d'exposition. Le risque de présenter un cancer dans une population
exposée à l'amiante
et non fumeuse est multiplié par 5 par rapport à la population
générale. Ce risque est multiplié par 50 dans une
population exposée et fumeuse.
Ces deux types de tumeurs sont indemnisés au titre des maladies professionnelles (tableau 30 bis du régime général, 47 du régime agricole).
3.6 Les cancers uro-génitaux
3.6.1 Cancers des voies urinaires
Le plomb est responsable expérimentalement de cancers du rein
mais cela n'a pas été confirmé chez l'homme. Une augmentation
de la fréquence des
cancers rénaux a été notée chez les ouvriers
des fours à coke.
Pour les cancers de la vessie, on a prouvé la responsabilité
des amines aromatiques (utilisées comme colorants et dans les matières
plastiques) et la
N nitroso-dibutylamine. Le tableau 15 ter énumère ces
substances. Il est prudent, pour les QCM de l'internat, d'en prendre connaissance
(!). La latence
de ces cancers est longue. Les tumeurs se révèlent par
une dysurie plus ou moins douloureuse et surtout par une hématurie
parfois isolée.
L'envahissement local est rapide et douloureux. Un antécédent
de bilharziose est un facteur prédisposant à ne pas négliger
lors de l'affectation au poste.
3.6.2 Cancers génitaux
Le cadmium est responsable de cancers de la prostate, ainsi que la benzidine, la bêta naphtylamine, l'acrylonitrile.
3.7 Les tumeurs bucco-dentaires
Elles surviennent le plus souvent sur des lésions précancéreuses
telles que leucoplasies, lichens plans ou kératoses. Elles s'observent
surtout chez les
souffleurs de verre et les joueurs d'instruments à vent, elles
semblent favorisées par l'alcool, le tabac, les prothèses
mal adaptées.
Les fibres de verre, le formol, l'amiante, le monochlorure de vinyle,
les nitrosamines, le travail du cuir semblent être à l'origine
d'un excès de ces
tumeurs.
On observe des tumeurs de la lèvre inférieure chez les
agriculteurs et les pêcheurs qui ont l'habitude de tenir une aiguille
goudronnée dans la bouche
pour la réparation des filets. Cette tumeur est également
attribuée au soleil, au vent et à l'exposition aux poussières.
3.8 Les cancers du sein, du système nerveux central, des os, de la thyroïde
Les radiations ionisantes ont été incriminées dans la genèse des cancers du sein.
Le chlorure de vinyle, le gaz moutarde, les dérivés n-nitrosés
et l'industrie du caoutchouc ont été incriminés dans
la survenue de cancers du système
nerveux central.
Le chlorure de vinyle semble responsable de cancers des os. Les radiations ionisantes provoquent des sarcomes osseux.
Une augmentation du taux des cancers de la thyroïde a été
notée chez les survivants de Nagasaki et Hiroshima ainsi que dans
la population des îles
Marshall (où ont eu lieu des explosions expérimentales).
Ce sont surtout les femmes qui sont atteintes.
Les champs électromagnétiques ont été suspectés dans la survenue de cancer du cerveau et de tumeurs du sein chez l'homme.