01/02/2000 - Rapport#2 de Dépistage GC/MS - Rejets du cargo "ERIKA"

L'expertise Py-GC/MS (1) d'un échantillon du rejet pétrolier de l'ERIKA (prélevé le 4/1/2000 sur les côtes de l'île de Groix) a été conduite à notre initiative, car il nous paraissait inadmissible que près de 4 semaines (4) se soient écoulées sans que les premières informations scientifiques commencent à apparaître aux yeux du public, en particulier quant au caractère CANCERIGENE et TOXIQUE éventuel de ces rejets.

Nous souhaitions ainsi déterminer la toxicité potentielle, la nature exacte et la composition chimique détaillée de ces rejets, et -si possible- leur origine réelle.

1.Toxicité potentielle des rejets de l'ERIKA:

Le rejet analysé est -comme il fallait s'y attendre- un mélange complexe de composés organiques, dans lequel sont présents entre autres : - nombre de substances cancérigènes -avérées et suspectées- par contact cutané (HAP Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) à une teneur globale comprise entre 450 et 600 ppm (parties par million, hors masse d'eau de l'émulsion) soit 0.045 à 0.06%. - du naphthalene, toxique par inhalation et par ingestion, à une teneur comprise entre 60 et 90 ppm. - du benzene, cancérigène avéré, à l'état de traces mesurables.

En admettant que 15.000 tonnes du chargement de l'ERIKA ont été rejetées à ce jour au rivage, 7 à 9 tonnes de produits plus ou moins hautement cancérigènes ont été déversés sur le littoral atlantique français (et il y a tout lieu de craindre que les rejets qui restent accrochés au fond s'en décrochent à l'occasion de chaque grande marée ou tempête prochaine, pendant plusieurs années...) Il s'agit donc bien, à l'évidence, d'une atteinte majeure et durable à l'équilibre environnemental de ces régions, contrairement à ce que peuvent laisser croire les propos rassurants tenus par toutes sortes de fonctionnaires irresponsables, de la Préfecture de la zone de Défense Ouest (?) et de l'Agence Francaise de la Sécurité Sanitaire des Aliments (?), sans fondement scientifique, et en contradiction flagrante avec le "principe de précaution".

Non content de bénéficier d'une main-d'oeuvre quasi-gratuite, le pollueur TOTAL-FINA conserve toujours le silence le plus "total" sur la toxicité inhérente aux fractions pétrolières lourdes qu'il consent cependant à voir ramassées à bon compte (des substances dont il connaît lui-même parfaitement la composition détaillée, et qui sont pourtant classées sur la "Liste Rouge de Déchets" de l'Annexe IV du règlement N° 259/93 du 1/2/1993 RA020 = Résidus goudronneux de raffinage, de distillation ou de toute opération de pyrolyse).

Selon la réglementation en vigueur en Europe, tout mélange chimique contenant une proportion supérieure ou égale à 0.1% de composant cancérigène ne doit être manipulé que par un personnel convenablement entrainé, en conformité avec des spécifications détaillées. Il est parfaitement inacceptable que le pollueur puisse ainsi se décharger sur des volontaires (bénévoles pour la plupart, sans formation préalable convenable, ni équipement de protection adéquat) de la tâche de décontamination qui lui incombe pourtant clairement.

Nous suggérons donc vivement à toute personne ayant participé à une (des) intervention(s) de dépollution des rejets de l'ERIKA, de faire documenter son séjour auprès des collectivités locales ou associations concernées, de manière à disposer éventuellement de documents officiels permettant d'attester les dates et la durée d'exposition aux produits cancérigènes et toxiques répandus sur le littoral atlantique français par TOTAL-FINA.

Contactez les sites: http://www.belle-ile-en-mer.org ou écrivez à l'e-mail suivant:ad@consult.cite-net.fr pour le regroupement de ces informations.
Le "webmaster" se chargera ensuite -dès que possible- d'en faire parvenir copie à TOTAL-FINA par voie d'huissier de justice.


2.Quelques informations de toxicité:
Source : Toxicologie Industrielle et Intoxications Professionnelles, R. LAUWERYS, 3° Edition, Masson Editeur

La toxicologie est la science qui traite des poisons (encore s'agit-il d'une définition relative, car toute substance en quantité suffisante peut produire des effets nocifs, par exemple : l'oxygène, le sel de cuisine, l'eau).

On entend par "toxicité" la capacité inhérente à une substance de produire un effet délétère sur l'organisme, et il ne faut pas confondre ce terme avec le mot "risque", qui indique la probabilité avec laquelle un effet toxique surviendra suivant les conditions d'emploi ou d'exposition à une substance déterminée.

Une substance présentant un risque pour la santé n'est pas nécessairement une substance intrinsèquement très toxique et inversement. Il importe donc de considérer non seulement la toxicité intrinsèque d'une substance (sa capacité d'altérer la santé) mais également ses conditions d'utilisation (la probabilité d'entrer en contact avec des concentrations toxiques) quand on définit des mesures de sécurité et des précautions de manipulation.

Les informations de toxicité et "phrases de risque" ci-après ont sont présentées dans le but d'attirer l'attention du lecteur sur le danger que présentent un grand nombre de produits présents dans le rejet ERIKA. Le diagnostic du risque encouru à la manipulation du rejet ERIKA sort du cadre des compétences d'ANALYTIKA. L'analyse du rejet ERIKA révèle la présence de naphthalène à une teneur comprise entre 60 et 90 ppm.

La plupart des seize (16) Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques HAP figurant sur la liste US-EPA (Environmental Protection Agency - USA) et dans la liste européenne sont présents dans le rejet ERIKA, qui contient aussi d'autres HAP non listés et cancérigènes. Voici les "phrases de risque" des HAP listés:

Nom chimique Phrase de risque (Source : Merck Index 13th Edition)
Naphthalene Toxicité animale : LD50(10) = 3.8 mL/Kg orally in young adult rats.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène]

Toxicité humaine aigüe : (from ingestion or inhalation) : irritation of muquous membranes, restlessness, convulsions, excitement, depression. Death may follow respiratory failure.
[(par ingestion ou inhalation) : irritation des membranes des muqueuses, agitation, convulsions, excitation, dépression. La mort peut survenir par défaillance respiratoire. Toxicité humaine chronique : Bone marrox depression and aplasia. Harmful amounts may be absorbed through skin. [Dépression de la moëlle osseuse et aplasie. Des quantités absorbées seulement par la peau peuvent se révéler nocives.]
acenaphthene This substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène]
acenaphtylene This substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène]
anthracene Aucune information disponible
benzo[a]anthracene This substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] Substance classée carcinogène Catégorie 2
benzo[a]pyrene This substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] Produit classé toxique pour la reproduction Catégorie2, mutagène Catégorie 2, et carcinogène Catégorie 2. Considéré comme le plus dangereux de la catégorie des HAP

En Europe, une substance doit légalement être considérée cancérigène par suite de la présence de benzo[a]pyrene si sa teneur en benzo[a]pyrene est supérieure à 50 ppm.
C'est le cas du rejet ERIKA.

benzo[b]fluoranthene This substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène]
benzo[g,h,i]perylene This substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène]
benzo[k]fluoranthene This substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène]
chrysene This substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] Produit suspecté cancérogène.
dibenzo[a,h]anthracene This substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène]
Produit classé Carcinogène Catégorie 2. Eviter tout contact avec la peau et l'inhalation du produit. Substance dont le potentiel cancérigène est utilisé lors d'expérimentations dans la recherche sur le cancer.
fluoranthene This substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène]
fluorene This substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène]
indeno[1,2,3-cd]pyrene This substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène]
phenanthrene This substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] Toxicité animale : LD50 (10)= 700 mg/Kg orally in mice. Can cause photosensitivation of skin
[peut provoquer la photosensibilisation de le peau]
pyrene This substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen.
[Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène]


L'analyse du rejet ERIKA révèle enfin la présence de traces de benzène (moins de 10 ppm)

benzene CAUTION : This substance has been listed as a known carcinogen. [ATTENTION : Cette substance a été reconnue cancérigène avéré.]
ATTENTION : l'agent est cancérogène Catégorie 1 pour l'homme. Toxique pour les organes formateurs du sang.

En Europe, une substance doit légalement être considérée cancérigène par suite de la présence de benzene si sa teneur en benzene est supérieure à 1.000 ppm.
Ce n'est le cas du rejet ERIKA.
Toutefois, compte-tenu de la forte volatilité de ce produit et des quantités importantes de déchets mis en cause sur un même lieu de décontamination, un sérieux risque d'inhalation subsiste pour tout le personnel présent sur ces lieux sans appareil respiratoire adéquat.


Au vu des informations ci-dessus, il est invraisemblable que des dispositions adéquates d'information du public et des "autorités" (la "Protection Civile" est-elle inscrite aux abonnés absents ?) n'aient pas été prises d'urgence par TOTAL-FINA pour mettre en garde les uns et les autres à propos du caractère cancérigène de ces déchets pétroliers dont la composition réelle ne pouvaient être ignorée par ceux-là mêmes qui les ont chargés dans les soutes de l'ERIKA.


3.Composition chimique du rejet ERIKA:


La composition détaillée du rejet ERIKA a donc été étudiée, pour la comparer à celle d'un fuel lourd N°2 véritable (cargaison officielle de l'ERIKA, selon les déclarations de TOTAL-FINA).

Cette investigation a été réalisée par comparaison du rejet ERIKA (traité tel quel sans désémulsion ou séchage préalables) avec un échantillon de fuel lourd N°2 véritable (provenance TOTAL-FINA Raffinerie de Provence).

Nos résultats démontrent que le rejet analysé présente une composition très différente de celle du fuel N°2 véritable. Le rejet ERIKA est en fait le résidu d'une opération de raffinage plus poussé conduite sur du fuel N°2 (distillation sous vide d'un résidu de distillation atmosphérique par exemple).

La démonstration scientifique que nous apportons de ce traitement supplémentaire, explique la disparition des dernières fractions valorisables, présentes dans le fuel lourd N°2 véritable, et quasiment absentes du rejet ERIKA.

(voir tracés chromatoTable ci-dessous).

Signal m/z Observé: Rejet de l'Erika (N°1): Fuel N°2
(Raffinerie de Provence)
:
Teneur N°1 par rapport à N°2
57 (alcanes) 8538 52388 8 à 12X plus faible
67 (cyclopentènes) 117 2230 27 à 38Xplus faible
78 (benzène) 142 1598 16 à 22X plus faible
84 (1-hexène) 2186 7623 5 à 7X plus faible
91 (toluène) 32 684 30 à 42X plus faible
98 (1-heptène) 1080 4476 5.7 à 8X plus faible
120 (benzèniques di-substitués) 305 1199 5.7 à 8X plus faible
126 (1-nonène) 48 232 6.9 à 9.6X plus faible
140 (1-undécène) 11 73 9.4 à 13.2X plus faible
154 (undécène) 679 1535 3.3 à 4.6X plus faible
156 (undécane) 17 103 8.6 à 12 X plus faible
170 (dodécane) 28 114 5.7 à 8X plus faible
184 (tridécane) 29 121 6 à 8.4X plus faible
198 (tétradécane) 24 81 4.9 à 6.8X plus faible
212 (pentadécane) 22 81 5.3 à 7.4X plus faible
226 (hexadécane) 17 79 6.6 à 9.3 X plus faible
240 (heptadecane) 9 60 9.6 à 13.4X plus faible


En d'autres termes, si la composition du rejet analysé est effectivement représentative de la cargaison embarquée, l'ERIKA transportait des Déchet Industriel Spéciaux (DIS) et non un carburant de basse qualité type fuel lourd N°2, puisque les importantes différences de composition révélées par notre expertise ne peuvent résulter d'une éventuelle évaporation pendant le séjour en mer ou sur le rivage (selon le CEDRE (3) "l'évaporation du fuel N°2 de l'ERIKA n'est pas un processus important").


4.Origine véritable du rejet ERIKA:

Deux différences (2) de propriétés physiques tout à fait notables existent aussi entre le rejet ERIKA et un fuel lourd N°2 véritable, qui nous sont apparues au cours de nos opérations d'expertise. - Un fuel lourd N°2 véritable est nettement plus visqueux que le rejet ERIKA.

Un fuel lourd N°2 véritable présente une beaucoup plus forte tendance à adhérer aux surfaces métalliques avec lesquelles il entre en contact que le rejet ERIKA, qui présente une surprenante faculté de glissement sur ces mêmes surfaces métalliques.

A ces observations, s'ajoute un fait nouveau : nous venons d'apprendre que les spécialistes en charge des opérations d'intervention sous-marine en cours sur l'épave de l'ERIKA, (familiers du comportement d'un fuel lourd N°2 véritable dans ces conditions depuis leur dernière intervention en 1980 sur le cargo TANIO, coulé en Manche au nord de l'ile de Batz avec sa cargaison de fuel lourd N°2 véritable) ne parviennent toujours pas à s'expliquer pourquoi le rejet ERIKA s'échappe des soutes avec une telle facilité.

Nous disposons d'une hypothèse tout à fait plausible pour expliquer ces observations, que nous devrions être en mesure de vérifier expérimentalement dans les 48 heures.
Il faut battre le fer quand il est chaud...

Aspect réglementaire de la question de l'exportation intra-communautaire des déchets.
(Source : LAMY Environnement - Les Déchets)
Le réglement communautaire N° 259/93 du 1/2/1993 (JOCE 6/2/1993 N° L30 P.1), qui vise toutes les catégories de déchets, opère une distinction selon la finalité du transfert, distinguant les exportations en vue de VALORISATION d'une part, et les exportations en vue d'ELIMINATION (élimination définitive au sens de l'OCDE) d'autre part.

Cette différenciation s'explique très bien par le fait que les opérations d'élimination sont destinées à des déchets non recyclables ou ultimes, et introduit la notion de "principe de proximité". Dans ce cas, la seule concurrence existant entre les éliminateurs ne peut justifier le risque de pollution engendré sur les territoires d'élimination et de transit, et JUSTIFIE QUE LES ETATS ASSUMENT AU MIEUX L'ELIMINATION DES DECHETS PRODUITS, SUR LEUR PROPRE TERRITOIRE.

Pour les déchets recyclables, par définition moins susceptibles d'engendrer de la pollution, le règlement se contente d'encadrer cette étape de valorisation à l'étranger, pour permettre le libre jeu de la concurrence entre les entreprises de valorisation ainsi que la libre circulation, qui seront source d'échange commerciaux, étant entendu que les Etats destinataires de ces déchets ont néanmoins la faculté d'émettre des objections quant à ces transferts.
Il n'existe qu'une exception au "principe de proximité" , qui s'applique aux déchets dangereux "produits en faible quantité" pour lesquels la mise en place de nouvelles installations ne serait pas rentable (le concept BATNEEC Best Available Technology Not Exposing to Excessive Costs = meilleure technologie disponible n'entrainant pas de coûts excessifs) à un moment spécifique dans le temps, par la prise en compte de certaines limites, notamment financières ou économiques.

Cependant, l'aspect purement technologique n'est pas explicitement mentionné pour justifier cette exception. Par conséquent, il est permis de procéder à certains transferts de déchets en vue de leur élimination à l'intérieur des états de la Communauté européenne; mais les parties sont incitées à appliquer le "principe de proximité" à l'intérieur de leurs frontières dans la mesure du possible.

Ce que nous avons découvert de la composition et de la nature du rejet ERIKA, démontre que TOTAL-FINA est parvenu, à trois reprises (3) déjà (le cargo ERIKA avait déjà effectué trois rotations), à déjouer la vigilance des Inspecteurs des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement ICPE lors d'exportations illégales intra-communautaires de déchets ultimes du raffinage pétrolier, au mépris du "principe de proximité".

Il faut que la perspective d'une marée noire soit aussi catastrophique pour l'affréteur et l'armateur que pour leurs victimes.

Il n'est plus acceptable que la collectivité subisse de plein fouet des dommages causés par une course effrénée au profit...

Jacques CHIRAC
Président de la République
Le Croisic Vendredi 21 Janvier 2000



(1) Méthode analytique : Pyrolyse à Point de Curie - Séparation par chromatographie gaz GC / Identification par spectrométrie de masse MS.
(2) Selon le CEDRE (3), les rejets seraient constitués d'une émulsion pouvant contenir de 30 à 50% d'eau.
(3) CEDRE : CEntre de Documentation, Recherche Expérimentation sur la pollution accidentelle des eaux (Association Loi 1901 cofinancée par Ministère de l'Environnement, ELF et TOTAL-FINA.)
(4) IFP : Institut Francais du Pétrole (partiellement financé par l'ensemble des compagnies pétrolières opérant en France, dont TOTAL-FINA).
(5) IFREMER : Institut Français de REcherches pour l'exploitation de la MER (bénéficiaire d'importants crédits de la part de diverses compagnies pétrolières opérant en France, dont TOTAL-FINA.)
(6) AFSSA : Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (N'a pas encore compris que les HAP cancérigènes qui préoccupent le reste du monde sont au nombre de 16 et non pas 6 !!!. Incapable de fournir le moindre résultat d'analyse par ses propres moyens après 6 semaines !!!. Nombreuses déclarations péremptoires fournies sans retenue à la presse goguenarde !!!. Pas vraiment un modèle pour l'administration française du 3ème millénaire.)
(7) Cancérigène ou Carcinogène ou Cancérogène : qui provoque le cancer.
(8) Mutagène : qui provoque des mutations génétiques.
(9) Toxique pour la reproduction : qui réduit le nombre de spermatozoïdes disponibles chez le mâle.
(10)
LD50 = dose léthale (mortelle) pour 50% de la population d'animaux de laboratoire soumis à l'expérimentation.
(11) Les deux valeurs limite (supérieure et inférieure) présentées dans cette colonne correspondent respectivement aux deux valeurs limites (inférieure et supérieure) mentionnées par le CEDRE (2) (3) pour la teneur en eau de l'émulsion formée entre eau et résidu pétrolier.

Quelques points de départ d'enquêtes journalistiques:


TOTAL-FINA Raffinerie des Flandres
ZI Mardyck 59279 LOON PLAGE
Tel 3 2826 3566 / 3 2865 9744
Fax 3 2827 2254
TINCELIN Pierre Henry
(Chef Secteur Environnement)

PREFECTURE
2 Rue Jacquemard Giélée
59039 LILLE
Tel 3 2030 5959
Bureau des Installations Classées

DRIRE Nord Pas de Calais
941 Rue Charles Bourseul
59508 DOUAI
Tel 3 2793 2222 / 3 2771 2020
Fax 3 2788 3036
URL: www.industrie.gouv.fr
DEFRANCE Directeur
CHAMPION Didier Environnement (Chef de Service)
POUYANNE Environnement (Ingénieur)
BROCARD Environnement (Ingénieur)
RIQUART Environnement (Ingénieur)

TOTAL Raffinerie de Normandie
76700 GONFREVILLE l'Orcher
Tel 2 3555 4141
GUÉROULT Gérard
(Responsable Sécurité / Environnement)

PREFECTURE
7 Place Madeleine
76000 ROUEN
Tel 2 3276 5000 / 2 3667 7676
Bureau des Installations Classées

DRIRE Haute Normandie
Route Industrielle
76700 GONFREVILLE l'Orcher
Tel 2 3553 8140 Fax 2 3553 8149
URL: www.industrie.gouv.fr

MINISTERE de l'ENVIRONNEMENT
20 Avenue de Ségur 75302 PARIS CEDEX 7 SP
Tel 1 4219 2021 Fax 1 4219 1467
Mme VOYNET Dominique
JEOFFROI Alain (Secrétaire Général Installations Classées)
PICARD Jean Marc (Chef Bureau RTICP Risques Technologiques Ind Chim et Pétrolières)
MANSOT José (Chef Bureau BARPI Bureau Analyse Risques Pollutions Industrielles)
DEFRANCE Gustave (Directeur DPPR Direction Prévention Pollution + Risques)
Tel 1 4219 1500 Fax 1 4219 1464
DURAND François (DPPR/SEI Direction Prévention Pollution + Risques / Service Environnement Industriel)
GUISSAULT (DPPR/SEI Direction Prévention Pollution + Risques / Service Environnement Industriel)
DUPUIS Marie Claude (Chef du SEI)
VESSERON Philippe (Directeur DPPR Direction Prévention Pollution + Risques CLECH)
Jean Michel (Chef Service Bureau Planification + Gestion Déchets)
IBERT Jacques (SEI)
LEGRAND Henri (Directeur DPPR)


Demeurant à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire éventuel.

Sincères salutations

Bernard TAILLIEZ
Docteur ès Sciences
Directeur Scientifique
Gérant
btailliez@labo-analytika.com
Manuel MORAGUES
Ingénieur ENSSPICAM
Directeur Technique
Associé
mmoragues@labo-analytika.com
">Bernard TAILLIEZ
Docteur ès Sciences
Directeur Scientifique
Gérant
btailliez@labo-analytika.com Manuel MORAGUES
Ingénieur ENSSPICAM
Directeur Technique
Associé
mmoragues@labo-analytika.com