L'expertise Py-GC/MS
(1) d'un échantillon du rejet pétrolier de l'ERIKA (prélevé le 4/1/2000
sur les côtes de l'île de Groix) a été conduite à notre initiative, car
il nous paraissait inadmissible que près de 4 semaines (4) se soient
écoulées sans que les premières informations scientifiques commencent à apparaître
aux yeux du public, en particulier quant au caractère CANCERIGENE et TOXIQUE
éventuel de ces rejets.
Nous souhaitions ainsi déterminer la toxicité potentielle, la nature exacte
et la composition chimique détaillée de ces rejets, et -si possible- leur origine
réelle.
1.Toxicité potentielle des rejets de l'ERIKA:
Le rejet analysé est -comme il fallait s'y attendre- un mélange complexe de
composés organiques, dans lequel sont présents entre autres : - nombre de
substances cancérigènes -avérées et suspectées- par contact cutané (HAP
Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) à une teneur globale comprise entre
450 et 600 ppm (parties par million, hors masse d'eau de l'émulsion) soit 0.045
à 0.06%. - du naphthalene, toxique par inhalation et par ingestion, à
une teneur comprise entre 60 et 90 ppm. - du benzene, cancérigène avéré,
à l'état de traces mesurables.
En admettant que 15.000 tonnes du chargement de l'ERIKA ont été rejetées à ce
jour au rivage, 7 à 9 tonnes de produits plus ou moins hautement cancérigènes
ont été déversés sur le littoral atlantique français (et il y a tout lieu
de craindre que les rejets qui restent accrochés au fond s'en décrochent à l'occasion
de chaque grande marée ou tempête prochaine, pendant plusieurs années...) Il
s'agit donc bien, à l'évidence, d'une atteinte majeure et durable à l'équilibre
environnemental de ces régions, contrairement à ce que peuvent laisser croire
les propos rassurants tenus par toutes sortes de fonctionnaires irresponsables,
de la Préfecture de la zone de Défense Ouest (?) et de l'Agence Francaise de
la Sécurité Sanitaire des Aliments (?), sans fondement scientifique, et en contradiction
flagrante avec le "principe de précaution".
Non content de bénéficier d'une main-d'oeuvre quasi-gratuite, le pollueur TOTAL-FINA
conserve toujours le silence le plus "total" sur la toxicité inhérente aux fractions
pétrolières lourdes qu'il consent cependant à voir ramassées à bon compte (des
substances dont il connaît lui-même parfaitement la composition détaillée, et
qui sont pourtant classées sur la "Liste Rouge de Déchets" de l'Annexe IV
du règlement N° 259/93 du 1/2/1993 RA020 = Résidus goudronneux de raffinage,
de distillation ou de toute opération de pyrolyse).
Selon la réglementation en vigueur en Europe, tout mélange chimique contenant
une proportion supérieure ou égale à 0.1% de composant cancérigène ne doit être
manipulé que par un personnel convenablement entrainé, en conformité avec
des spécifications détaillées. Il est parfaitement inacceptable que le pollueur
puisse ainsi se décharger sur des volontaires (bénévoles pour la plupart, sans
formation préalable convenable, ni équipement de protection adéquat) de la tâche
de décontamination qui lui incombe pourtant clairement.
Nous suggérons donc vivement à toute personne ayant participé à une (des)
intervention(s) de dépollution des rejets de l'ERIKA, de faire documenter son
séjour auprès des collectivités locales ou associations concernées, de manière
à disposer éventuellement de documents officiels permettant d'attester les dates
et la durée d'exposition aux produits cancérigènes et toxiques répandus sur
le littoral atlantique français par TOTAL-FINA.
Contactez les sites: http://www.belle-ile-en-mer.org
ou écrivez à l'e-mail suivant:ad@consult.cite-net.fr
pour le regroupement de ces informations.
Le "webmaster" se chargera ensuite -dès que possible- d'en faire parvenir copie
à TOTAL-FINA par voie d'huissier de justice.
2.Quelques informations de toxicité:
Source : Toxicologie Industrielle et Intoxications Professionnelles,
R. LAUWERYS, 3° Edition, Masson Editeur
La toxicologie est la science qui traite des poisons (encore s'agit-il d'une
définition relative, car toute substance en quantité suffisante peut produire
des effets nocifs, par exemple : l'oxygène, le sel de cuisine, l'eau).
On entend par "toxicité" la capacité inhérente à une substance de produire un
effet délétère sur l'organisme, et il ne faut pas confondre ce terme avec le
mot "risque", qui indique la probabilité avec laquelle un effet toxique surviendra
suivant les conditions d'emploi ou d'exposition à une substance déterminée.
Une substance présentant un risque pour la santé n'est pas nécessairement une
substance intrinsèquement très toxique et inversement. Il importe donc de considérer
non seulement la toxicité intrinsèque d'une substance (sa capacité d'altérer
la santé) mais également ses conditions d'utilisation (la probabilité d'entrer
en contact avec des concentrations toxiques) quand on définit des mesures de
sécurité et des précautions de manipulation.
Les informations de toxicité et "phrases de risque" ci-après ont sont présentées
dans le but d'attirer l'attention du lecteur sur le danger que présentent un
grand nombre de produits présents dans le rejet ERIKA. Le diagnostic du risque
encouru à la manipulation du rejet ERIKA sort du cadre des compétences d'ANALYTIKA.
L'analyse du rejet ERIKA révèle la présence de naphthalène à une teneur comprise
entre 60 et 90 ppm.
La plupart des seize (16) Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques HAP figurant
sur la liste US-EPA (Environmental Protection Agency - USA) et dans la liste
européenne sont présents dans le rejet ERIKA, qui contient aussi d'autres HAP
non listés et cancérigènes. Voici les "phrases de risque" des HAP listés:
| Nom chimique | Phrase de risque (Source : Merck Index 13th Edition) | |
| Naphthalene | Toxicité
animale : LD50(10) = 3.8 mL/Kg orally in young adult rats. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] Toxicité humaine aigüe : (from ingestion or inhalation) : irritation of muquous membranes, restlessness, convulsions, excitement, depression. Death may follow respiratory failure. [(par ingestion ou inhalation) : irritation des membranes des muqueuses, agitation, convulsions, excitation, dépression. La mort peut survenir par défaillance respiratoire. Toxicité humaine chronique : Bone marrox depression and aplasia. Harmful amounts may be absorbed through skin. [Dépression de la moëlle osseuse et aplasie. Des quantités absorbées seulement par la peau peuvent se révéler nocives.] |
|
| acenaphthene | This
substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] |
|
| acenaphtylene | This
substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] |
|
| anthracene | Aucune information disponible | |
| benzo[a]anthracene | This
substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] Substance classée carcinogène Catégorie 2 |
|
| benzo[a]pyrene | This
substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] Produit classé toxique pour la reproduction Catégorie2, mutagène Catégorie 2, et carcinogène Catégorie 2. Considéré comme le plus dangereux de la catégorie des HAP |
|
En Europe,
une substance doit légalement être considérée cancérigène par suite de la présence
de benzo[a]pyrene si sa teneur en benzo[a]pyrene est supérieure à 50 ppm.
C'est le cas du rejet ERIKA.
| benzo[b]fluoranthene | This
substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] |
|
| benzo[g,h,i]perylene | This
substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] |
|
| benzo[k]fluoranthene | This
substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] |
|
| chrysene | This
substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] Produit suspecté cancérogène. |
|
| dibenzo[a,h]anthracene | This
substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] Produit classé Carcinogène Catégorie 2. Eviter tout contact avec la peau et l'inhalation du produit. Substance dont le potentiel cancérigène est utilisé lors d'expérimentations dans la recherche sur le cancer. |
|
| fluoranthene | This
substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] |
|
| fluorene | This
substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] |
|
| indeno[1,2,3-cd]pyrene | This
substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] |
|
| phenanthrene | This
substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] Toxicité animale : LD50 (10)= 700 mg/Kg orally in mice. Can cause photosensitivation of skin [peut provoquer la photosensibilisation de le peau] |
|
| pyrene | This
substance may reasonably be anticipated to be a carcinogen. [Cette substance peut raisonnablement être supposée cancérigène] |
|
L'analyse du rejet ERIKA révèle enfin la présence de traces de benzène
(moins de 10 ppm)
| benzene | CAUTION
: This substance has been listed as a known carcinogen. [ATTENTION :
Cette substance a été reconnue cancérigène avéré.] ATTENTION : l'agent est cancérogène Catégorie 1 pour l'homme. Toxique pour les organes formateurs du sang. |
|
En Europe, une
substance doit légalement être considérée cancérigène par suite de la présence
de benzene si sa teneur en benzene est supérieure à 1.000 ppm.
Ce n'est le cas du rejet ERIKA.
Toutefois, compte-tenu de la forte volatilité de ce produit et des quantités
importantes de déchets mis en cause sur un même lieu de décontamination,
un sérieux risque d'inhalation subsiste pour tout le personnel présent sur
ces lieux sans appareil respiratoire adéquat.
Au vu des informations ci-dessus, il est invraisemblable que des dispositions
adéquates d'information du public et des "autorités" (la "Protection Civile"
est-elle inscrite aux abonnés absents ?) n'aient pas été prises d'urgence par
TOTAL-FINA pour mettre en garde les uns et les autres à propos du caractère
cancérigène de ces déchets pétroliers dont la composition réelle ne pouvaient
être ignorée par ceux-là mêmes qui les ont chargés dans les soutes de l'ERIKA.
3.Composition chimique du rejet ERIKA:
La composition détaillée du rejet ERIKA a donc été étudiée, pour la comparer
à celle d'un fuel lourd N°2 véritable (cargaison officielle de l'ERIKA, selon
les déclarations de TOTAL-FINA).
Cette investigation a été réalisée par comparaison du rejet ERIKA (traité tel
quel sans désémulsion ou séchage préalables) avec un échantillon de fuel lourd
N°2 véritable (provenance TOTAL-FINA Raffinerie de Provence).
Nos résultats démontrent que le rejet analysé présente une composition très
différente de celle du fuel N°2 véritable. Le rejet ERIKA est en fait le
résidu d'une opération de raffinage plus poussé conduite sur du fuel N°2
(distillation sous vide d'un résidu de distillation atmosphérique par exemple).
La démonstration scientifique que nous apportons de ce traitement supplémentaire,
explique la disparition des dernières fractions valorisables, présentes dans
le fuel lourd N°2 véritable, et quasiment absentes du rejet ERIKA.
(voir tracés chromatoTable ci-dessous).
| Signal m/z Observé: | Rejet de l'Erika (N°1): | Fuel
N°2 (Raffinerie de Provence): |
Teneur N°1 par rapport à N°2 |
| 57 (alcanes) | 8538 | 52388 | 8 à 12X plus faible |
| 67 (cyclopentènes) | 117 | 2230 | 27 à 38Xplus faible |
| 78 (benzène) | 142 | 1598 | 16 à 22X plus faible |
| 84 (1-hexène) | 2186 | 7623 | 5 à 7X plus faible |
| 91 (toluène) | 32 | 684 | 30 à 42X plus faible |
| 98 (1-heptène) | 1080 | 4476 | 5.7 à 8X plus faible |
| 120 (benzèniques di-substitués) | 305 | 1199 | 5.7 à 8X plus faible |
| 126 (1-nonène) | 48 | 232 | 6.9 à 9.6X plus faible |
| 140 (1-undécène) | 11 | 73 | 9.4 à 13.2X plus faible |
| 154 (undécène) | 679 | 1535 | 3.3 à 4.6X plus faible |
| 156 (undécane) | 17 | 103 | 8.6 à 12 X plus faible |
| 170 (dodécane) | 28 | 114 | 5.7 à 8X plus faible |
| 184 (tridécane) | 29 | 121 | 6 à 8.4X plus faible |
| 198 (tétradécane) | 24 | 81 | 4.9 à 6.8X plus faible |
| 212 (pentadécane) | 22 | 81 | 5.3 à 7.4X plus faible |
| 226 (hexadécane) | 17 | 79 | 6.6 à 9.3 X plus faible |
| 240 (heptadecane) | 9 | 60 | 9.6 à 13.4X plus faible |

En d'autres termes,
si la composition du rejet analysé est effectivement représentative de la cargaison
embarquée, l'ERIKA transportait des Déchet Industriel Spéciaux (DIS)
et non un carburant de basse qualité type fuel lourd N°2, puisque les
importantes différences de composition révélées par notre expertise ne peuvent
résulter d'une éventuelle évaporation pendant le séjour en mer ou sur le rivage
(selon le CEDRE (3) "l'évaporation du fuel N°2 de l'ERIKA n'est pas
un processus important").
4.Origine véritable du rejet ERIKA:
Deux différences (2) de propriétés physiques tout à fait notables existent
aussi entre le rejet ERIKA et un fuel lourd N°2 véritable, qui nous sont apparues
au cours de nos opérations d'expertise. - Un fuel lourd N°2 véritable est
nettement plus visqueux que le rejet ERIKA.
Un fuel lourd N°2 véritable présente une beaucoup plus forte tendance à adhérer
aux surfaces métalliques avec lesquelles il entre en contact que le rejet ERIKA,
qui présente une surprenante faculté de glissement sur ces mêmes surfaces métalliques.
A ces observations, s'ajoute un fait nouveau : nous venons d'apprendre que les
spécialistes en charge des opérations d'intervention sous-marine en cours sur
l'épave de l'ERIKA, (familiers du comportement d'un fuel lourd N°2 véritable
dans ces conditions depuis leur dernière intervention en 1980 sur le cargo TANIO,
coulé en Manche au nord de l'ile de Batz avec sa cargaison de fuel lourd N°2
véritable) ne parviennent toujours pas à s'expliquer pourquoi le rejet
ERIKA s'échappe des soutes avec une telle facilité.
Nous disposons d'une hypothèse tout à fait plausible pour expliquer ces observations,
que nous devrions être en mesure de vérifier expérimentalement dans les 48
heures.
Il faut battre le fer quand il est chaud...
Aspect réglementaire de la question de l'exportation intra-communautaire des
déchets.
(Source : LAMY Environnement - Les Déchets)
Le réglement communautaire N° 259/93 du 1/2/1993 (JOCE 6/2/1993 N° L30 P.1),
qui vise toutes les catégories de déchets, opère une distinction selon la finalité
du transfert, distinguant les exportations en vue de VALORISATION d'une
part, et les exportations en vue d'ELIMINATION (élimination définitive
au sens de l'OCDE) d'autre part.
Cette différenciation s'explique très bien par le fait que les opérations
d'élimination sont destinées à des déchets non recyclables ou ultimes, et
introduit la notion de "principe de proximité". Dans ce cas, la seule
concurrence existant entre les éliminateurs ne peut justifier le risque de pollution
engendré sur les territoires d'élimination et de transit, et JUSTIFIE QUE
LES ETATS ASSUMENT AU MIEUX L'ELIMINATION DES DECHETS PRODUITS, SUR LEUR PROPRE
TERRITOIRE.
Pour les déchets recyclables, par définition moins susceptibles d'engendrer
de la pollution, le règlement se contente d'encadrer cette étape de valorisation
à l'étranger, pour permettre le libre jeu de la concurrence entre les entreprises
de valorisation ainsi que la libre circulation, qui seront source d'échange
commerciaux, étant entendu que les Etats destinataires de ces déchets ont néanmoins
la faculté d'émettre des objections quant à ces transferts.
Il n'existe qu'une exception au "principe de proximité" , qui s'applique
aux déchets dangereux "produits en faible quantité" pour lesquels la mise en
place de nouvelles installations ne serait pas rentable (le concept BATNEEC
Best Available Technology Not Exposing to Excessive Costs = meilleure technologie
disponible n'entrainant pas de coûts excessifs) à un moment spécifique dans
le temps, par la prise en compte de certaines limites, notamment financières
ou économiques.
Cependant, l'aspect purement technologique n'est pas explicitement mentionné
pour justifier cette exception. Par conséquent, il est permis de procéder à
certains transferts de déchets en vue de leur élimination à l'intérieur des
états de la Communauté européenne; mais les parties sont incitées à appliquer
le "principe de proximité" à l'intérieur de leurs frontières dans la
mesure du possible.
Ce que nous avons découvert de la composition et de la nature du rejet ERIKA,
démontre que TOTAL-FINA est parvenu, à trois reprises (3) déjà (le cargo
ERIKA avait déjà effectué trois rotations), à déjouer la vigilance des Inspecteurs
des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement ICPE lors d'exportations
illégales intra-communautaires de déchets ultimes du raffinage pétrolier, au
mépris du "principe de proximité".
Il
faut que la perspective d'une marée noire soit aussi catastrophique pour l'affréteur
et l'armateur que pour leurs victimes.
Il n'est plus acceptable que la collectivité subisse de plein fouet des dommages
causés par une course effrénée au profit...
Jacques CHIRAC
Président de la République
Le Croisic Vendredi 21 Janvier 2000
(1)
Méthode analytique : Pyrolyse à Point de Curie - Séparation par chromatographie
gaz GC / Identification par spectrométrie de masse MS.
(2) Selon le CEDRE (3), les rejets seraient constitués d'une émulsion
pouvant contenir de 30 à 50% d'eau.
(3) CEDRE : CEntre de Documentation, Recherche Expérimentation sur la
pollution accidentelle des eaux (Association Loi 1901 cofinancée par Ministère
de l'Environnement, ELF et TOTAL-FINA.)
(4) IFP : Institut Francais du Pétrole (partiellement financé par l'ensemble
des compagnies pétrolières opérant en France, dont TOTAL-FINA).
(5) IFREMER : Institut Français de REcherches pour l'exploitation de
la MER (bénéficiaire d'importants crédits de la part de diverses compagnies
pétrolières opérant en France, dont TOTAL-FINA.)
(6) AFSSA : Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (N'a
pas encore compris que les HAP cancérigènes qui préoccupent le reste du monde
sont au nombre de 16 et non pas 6 !!!. Incapable de fournir le moindre résultat
d'analyse par ses propres moyens après 6 semaines !!!. Nombreuses déclarations
péremptoires fournies sans retenue à la presse goguenarde !!!. Pas vraiment
un modèle pour l'administration française du 3ème millénaire.)
(7) Cancérigène ou Carcinogène ou Cancérogène : qui provoque le cancer.
(8) Mutagène : qui provoque des mutations génétiques.
(9) Toxique pour la reproduction : qui réduit le nombre de spermatozoïdes
disponibles chez le mâle.
(10) LD50 = dose léthale (mortelle) pour 50% de la population d'animaux
de laboratoire soumis à l'expérimentation.
(11) Les deux valeurs limite (supérieure et inférieure) présentées dans
cette colonne correspondent respectivement aux deux valeurs limites (inférieure
et supérieure) mentionnées par le CEDRE (2) (3) pour la teneur en eau de l'émulsion
formée entre eau et résidu pétrolier.
Quelques points de départ d'enquêtes journalistiques:
TOTAL-FINA Raffinerie des Flandres
ZI Mardyck 59279 LOON PLAGE
Tel 3 2826 3566 / 3 2865 9744
Fax 3 2827 2254
TINCELIN Pierre Henry
(Chef Secteur Environnement)
PREFECTURE
2 Rue Jacquemard Giélée
59039 LILLE
Tel 3 2030 5959
Bureau des Installations Classées
DRIRE Nord Pas de Calais
941 Rue Charles Bourseul
59508 DOUAI
Tel 3 2793 2222 / 3 2771 2020
Fax 3 2788 3036
URL: www.industrie.gouv.fr
DEFRANCE Directeur
CHAMPION Didier Environnement (Chef de Service)
POUYANNE Environnement (Ingénieur)
BROCARD Environnement (Ingénieur)
RIQUART Environnement (Ingénieur)
TOTAL Raffinerie de Normandie
76700 GONFREVILLE l'Orcher
Tel 2 3555 4141
GUÉROULT Gérard
(Responsable Sécurité / Environnement)
PREFECTURE
7 Place Madeleine
76000 ROUEN
Tel 2 3276 5000 / 2 3667 7676
Bureau des Installations Classées
DRIRE Haute Normandie
Route Industrielle
76700 GONFREVILLE l'Orcher
Tel 2 3553 8140 Fax 2 3553 8149
URL: www.industrie.gouv.fr
MINISTERE de l'ENVIRONNEMENT
20 Avenue de Ségur 75302 PARIS CEDEX 7 SP
Tel 1 4219 2021 Fax 1 4219 1467
Mme VOYNET Dominique
JEOFFROI Alain (Secrétaire Général Installations Classées)
PICARD Jean Marc (Chef Bureau RTICP Risques Technologiques Ind Chim et Pétrolières)
MANSOT José (Chef Bureau BARPI Bureau Analyse Risques Pollutions Industrielles)
DEFRANCE Gustave (Directeur DPPR Direction Prévention Pollution + Risques)
Tel 1 4219 1500 Fax 1 4219 1464
DURAND François (DPPR/SEI Direction Prévention Pollution + Risques / Service
Environnement Industriel)
GUISSAULT (DPPR/SEI Direction Prévention Pollution + Risques / Service Environnement
Industriel)
DUPUIS Marie Claude (Chef du SEI)
VESSERON Philippe (Directeur DPPR Direction Prévention Pollution + Risques CLECH)
Jean Michel (Chef Service Bureau Planification + Gestion Déchets)
IBERT Jacques (SEI)
LEGRAND Henri (Directeur DPPR)
Demeurant à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire éventuel.
Sincères salutations
| Bernard
TAILLIEZ Docteur ès Sciences Directeur Scientifique Gérant btailliez@labo-analytika.com |
Manuel
MORAGUES Ingénieur ENSSPICAM Directeur Technique Associé mmoragues@labo-analytika.com |